Diagnostic récent ?
Mystérieuses maladies inflammatoires de l’intestin
La MC et la CU présentent des symptômes similaires. Les patients atteints de l’une ou l’autre maladie souffrent :
Quelles sont les causes des MII?Cette question demeure sans réponse. Bref, le mystère reste entier. La cause des MII n’est pas connue. Les chercheurs et la communauté médicale travaillent d’arrache-pied pour trouver la réponse, mais à ce jour, nous ignorons toujours la cause réelle de ces maladies qui affectent plus de 200 000 Canadiens. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait aucune réponse. En réalité, il semble que les MII se développent chez des individus génétiquement prédisposés qui ont été exposés à des facteurs environnementaux déclenchants. En fait, la Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l’intestin (FCMII) finance le projet GEM, une étude humaine sur les interactions génétiques, environnementales et microbiennes qui causent les MII. Ce projet de 5,5 millions de dollars s‘échelonnera sur six ans et suivra 5 000 sujets recrutés parmi les enfants et les frères et sœurs en santé de personnes atteintes de la maladie de Crohn pour mettre en lumière le rôle des facteurs génétiques, environnementaux et microbiens qui seraient à l’origine de celle-ci. Pour plus d’information, cliquez sur www.gemproject.ca Qui souffre de MII?Les MII touchent des gens de tous âges, peu importe le sexe ou la race. Toutefois, les personnes d’origine juive Ashkénaze (Européens) le sont davantage que tout autre groupe ethnique. En outre, les MII sont plus répandues en Amérique du Nord et dans le nord de l’Europe tandis que c’est au Canada qu’on compte le plus grand nombre de cas au monde. La majorité des gens sont diagnostiqués entre l’âge de 15 et 25 ans ou de 45 et 55 ans. MII versus SIIOn confond souvent maladie inflammatoire de l’intestin (MII) et syndrome de l’intestin irritable (SII). Au-delà des symptômes et des appellations similaires, il s’agit de deux maladies totalement différentes. Les MII sont des maladies chroniques caractérisées par une inflammation du tube digestif. Selon qu’une personne souffre de la maladie de Crohn ou de colite ulcéreuse, l’inflammation peut se manifester n’importe où depuis la bouche jusqu’à l’anus. Dans le cas du syndrome de l’intestin irritable, on ne dénote aucune inflammation. Bien que la cause du SII demeure inconnue, on attribue le problème à des modifications de la fonction intestinale ou au contrôle qu’exerce le cerveau sur l’appareil digestif. Dans les deux cas, les douleurs abdominales, les crampes, la diarrhée et les nausées sont au nombre des symptômes. Le fardeau des maladies inflammatoires au CanadaEn 2008, la FCMII commandait la rédaction d’un rapport intitulé « Le fardeau des maladies inflammatoires de l’intestin au Canada ». Ce rapport brosse un portrait de la prévalence des MII et de leur coût pour le Canada en 2008. Le Canada montre une des prévalences les plus élevées au monde; plus de 200 000 Canadiens sont atteints d’une MII et on diagnostique chaque année 9 200 nouveaux cas. Les MII sont aussi courantes que le diabète de type 1 et trois fois plus fréquentes que la sclérose en plaques ou l’infection par le VIH. On estime que les coûts économiques associés aux MII, directs et indirects, s’élèvent à 1,8 milliard de dollars par année. Quant aux coûts émotionnels, ils sont impossibles à quantifier en dollars et en cents, mais ils se reflètent par le bas indice de qualité de la vie des gens qui en souffrent. Avec des effets sur les individus et la société aussi considérables, comment se fait-il qu’on n’entende jamais parler des MII? Pourtant d’autres maladies semblent pouvoir compter sur des porte-parole célèbres, des marchethon, des plaidoyers émouvants au petit écran – alors que personne ne parle de MII? Il y a peu de temps encore, la stigmatisation sociale des personnes souffrant d’une maladie inflammatoire de l’intestin, confinait les patients au silence. En fait, ce désir de taire tout ce qui touche aux problèmes intestinaux signifie que le sujet des MII est tabou. Seules les personnes atteintes d’une MII, ou leurs proches aimants savent de quoi il retourne et les défis qu’elles représentent. Cette époque est révolue. La FCMII croit qu’il est temps pour les gens de parler ouvertement de maladie de Crohn et de colite ulcéreuse. Il faut s’affranchir du poids de cette gêne, de ce silence et en parler sans contrainte. Il faut en parler à voix haute et ensemble, trouver un traitement curatif. |

