Demandez au médecin
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Cher Docteur est une chronique régulière du Journal, la publication que la Fondation destine à ses membres. Le docteur Remo Panaccione répond aux questions. Les questions suivantes sont des extraits du Journal. Si vous avez des questions au sujet des MII, écrivez à : Cher docteur, Journal de la FCMII Télécopieur : 416-929-0364 Cher docteurQ. : Ma fille vit une poussée de sa maladie de Crohn. Elle a subi une résection il y a 25 ans et il semble qu’une nouvelle opération puisse s’avérer nécessaire. On lui a dit que la seule option qui s’offrait à elle en ce moment était l’ablation de l’intestin…et que les chirurgies endoscopiques ne constituaient plus une option au Manitoba. De nombreux travaux de recherche démontrent que l’approche moins invasive représente encore une option acceptable dans plusieurs autres territoires, mais elle ne sait pas trop comment s’en prévaloir. Que lui suggéreriez-vous de faire?R. : Le recours à la chirurgie laparoscopique pour le traitement des MII représente un progrès important. Lorsqu’une telle procédure est pratiquée par un expert, elle permet d’obtenir des résultats semblables à ceux de la chirurgie ouverte et le temps de rétablissement peut être moindre. Toutefois, il est parfois impossible d’utiliser la méthode laparoscopique lorsqu’une opération chirurgicale médiane a été pratiquée antérieurement. La raison est que le tissu cicatriciel intra-abdominal qui se forme à la suite d’une telle opération empêche de bien voir ce qui se passe et peut accroître le taux de complication. Pour savoir s’il est possible que la méthode laparoscopique soit appropriée pour votre fille, je vous recommande de consulter un chirurgien colorectal possédant de l’expérience en laparoscopie. Q. : Mon fils a reçu un diagnostic de colite lorsqu’il avait 10 ans. Il a maintenant presque 20 ans. Il ne parle pas de ses symptômes, sauf lorsqu’il dit que fumer du cannabis (marijuana) l’a plus aidé, ces 10 dernières années, que n’importe quel médicament. Est-il prouvé scientifiquement que ce « traitement » aide réellement à atténuer les symptômes, ou ce traitement est-il dangereux pour lui? Je suis sceptique, car je n’ai pas la certitude que les avantages de fumer du cannabis l’emportent sur les risques que cela représente. Toute information serait grandement appréciée, afin que je puisse avoir une discussion éclairée avec mon fils.R. : C’est une question courante. De nombreux patients disent prendre du cannabis pour soulager les symptômes de la maladie de Crohn. Selon les résultats d’une étude à petite échelle réalisée récemment à l’Université de Calgary, plus de Selon certains arguments scientifiques, le cannabis peut être bénéfique. Il renferme des éléments qui sont réputés exercer certains de leurs effets bénéfiques par leur interaction avec les récepteurs cannabinoïdes situés dans l’intestin. Dans le cadre d’une étude publiée dans le numéro d’août 2005 du journal Gastroenterology, des chercheurs de l’Université de Bath ont déterminé que les cannabinoïdes activaient les récepteurs CB1 et CB2 situés sur le revêtement de l’intestin, ce qui les amenait à guérir les portions enflammées de la paroi du tractus gastro-intestinal. Toutefois, des études à petite échelle qui avaient pour objet l’évaluation du cannabis présentaient des vices de conception; par conséquent, il n’existe à ce jour aucune preuve scientifique valable en faveur de son utilisation. Nous devons également nous rappeler qu’il s’agit d’une substance illicite, donc illégale. La dronabinol est un composé thérapeutique qui peut être prescrit et dont les caractéristiques sont semblables à celles du cannabis. Elle peut représenter une option pour les patients qui ont un dialogue ouvert avec leurs médecins. Q. : J’ai reçu un diagnostic de maladie de Crohn il y a environ 20 ans. J’ai maintenant 53 ans. Il y a 17 ans, j’ai subi une résection iléale. Par la suite, j’ai décidé de ne pas prendre de médicaments pour différentes raisons. Récemment, j’ai vécu un blocage partiel pour lequel j’ai dû me rendre à l’urgence et mon spécialiste est à déterminer s’il y a lieu de me traiter avec des médicaments seulement, ou encore par une opération, suivie de médicaments. À ce jour, on m’a retiré environ 17 cm de l’intestin grêle et je crois que la zone préoccupante est cette fois d’environ 12 à 14 cm.Mon médecin envisage le recours aux immunomodulateurs, mais je ne suis pas certain de vouloir emprunter cette voie. À ma connaissance, ils sont encore utilisés à titre expérimental pour le traitement de la maladie de Crohn et ils peuvent avoir des effets secondaires indésirables. Comme je n’ai pas eu de poussée importante dans les 17 dernières années, mais plusieurs petites poussées qui ont été traitées au moyen de stéroïdes, je me demande si je dois prendre le risque de laisser tomber les médicaments après l’opération.R. : Merci pour votre question. Elle fait ressortir quelques considérations importantes. Premièrement, de Certains facteurs augmentent le risque de récurrence à la suite d’une opération, le facteur le plus important étant le tabagisme. Les autres facteurs comprennent les chirurgies pratiquées dans les cas de maladie perforante, les chirurgies antérieures et la maladie de l’intestin grêle. Pour les patients présentant un risque élevé, nous recommandons habituellement une période de thérapie d’entretien à la suite de l’opération et les immunosuppresseurs constituent alors une option envisageable. Compte tenu de votre situation particulière, l’autre option consiste à procéder à une nouvelle colonoscopie de six à 12 mois après l’opération pour déterminer s’il y a récurrence de la maladie, puis à amorcer un traitement en fonction des résultats. POINTS CLÉS : |

