demeurez connecté

Vous souhaitez lire d’excellents articles sur la prise en charge des maladies et des histoires inspirantes de bénévoles et de patients? Vous aimeriez recevoir dans votre boîte de réception la nouvelle version en ligne du Journal? Abonnez-vous au bulletin électronique de la FCMII, Avoir du CRAN, parlons-en! en remplissant le formulaire !

 

 

Adaptation et dépression


La relation entre l’esprit et le corps

Faire face aux symptômes physiques d’une maladie chronique comme la maladie inflammatoire de l’intestin (MII) peut s’avérer très difficile, mais qu’en est-il de leurs effets sur vos émotions? À l’inverse, votre état d’esprit peut-il affecter vos symptômes physiques?

Le chercheur canadien réputé, Dr Charles Bernstein, déclarait qu’une étude subventionnée par la FCMII comparant des patients aux prises avec une poussée active de colite ulcéreuse à des patients en rémission, révélait qu’il n’y avait aucune différence entre les groupes en ce qui a trait à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, d’antibiotiques ou la présence d’infections. La différence résidait plutôt dans la perception du stress ressenti par les sujets de l’étude. Notamment, ce n’était pas la présence ou l’absence de stress qui avait de l’importance, mais plutôt le degré de perception qu’un individu en avait. Bien qu’une autre recherche ait démontré que le stress ne cause pas les MII, nous savons désormais que la perception du stress conjuguée aux symptômes d’une poussée active de la MII sont inextricablement liés.

D’un autre côté, la recherche financée par la FCMII a aussi dévoilé que les MII affectent les gens psychologiquement même en période de rémission. En fait, les personnes souffrant de maladie de Crohn (MC) ou de colite ulcéreuse (CU) courent un risque plus grand que le reste de la population de développer des problèmes psychologiques comme la dépression.

Un autre projet de recherche a démontré que la dépression aggrave la réaction du corps à l’inflammation et peut augmenter les symptômes de la MII. Pour étudier ce phénomène, la FCMII subventionne une recherche portant sur le lien entre la dépression et les modifications de la composition bactérienne du tube digestif. Cette importante recherche déterminera, s’il y a lieu, les réponses physiologiques découlant de l’état émotionnel d’une personne.

Nous nous retrouvons ici avec le classique dilemme « œuf et poule ». Les MII peuvent causer la dépression et engendrer du stress chez les gens qui en sont atteints et inversement, la perception du stress et la menace de la dépression peuvent accentuer les symptômes de la MII et même induire une poussée active. À ce stade-ci, la science n’a pas su déterminer ce qui vient en premier. Nous savons cependant que l’esprit et le corps travaillent de concert et affectent la santé d’un individu.

Conseils pour faire face

Le lien entre l’esprit et le corps est puissant. Que pouvez-vous faire pour en tirer le plus d’avantage pour votre santé? Voici quelques conseils généraux qui ont su aider des personnes souffrant d’une MII à se sentir plus fortes émotionnellement et physiquement :

  • Exercice, sports et activités – Lorsque la maladie est en rémission, pratiquez une activité qui fait bouger. Le fait de se livrer à une activité physique augmente votre sentiment de force et vous empêche de vous complaire dans l’idée que vous êtes une personne « malade ». En phase active, continuez à bouger en pratiquant des activités douces comme le tai-chi, la marche ou le yoga. Pensez « je suis capable » au lieu de « je ne peux pas ».
  • « CESSEZ DE VOUS EN FAIRE POUR DES RIENS » – parce qu’il s’agit de riens – écrit Dr Richard Carlson dans son succès de librairie. Mettre les problèmes de la vie en perspective et ne pas vous laisser abattre est la recette la plus efficace pour réduire le stress et relâcher la tension.
  • Demandez à votre médecin de vous référer à un professionnel de la gestion du stress. Vous pouvez apprendre des techniques de gestion du stress qui vous permettront d’être en contrôle. Rappelez-vous que ce n’est pas le stress dans votre vie qui est le problème, mais la perception que vous en avez.
  • Apprenez à dire « NON ». Évitez de trop vous engager ou de surcharger votre emploi du temps au point d’être frustré et épuisé. Impossible de maintenir votre esprit sain lorsque vous êtes vidé ou au bout du rouleau.
  • Planifiez à l’avance vos déplacements quand la maladie est en phase active. Diminuez le stress d’avoir à chercher des toilettes en utilisant notre application Ça presse pour téléphone cellulaire (ajouter le lien) ou visitez notre site Web et imprimez la liste de endroits où les toilettes sont accessibles en fonction de votre itinéraire.
  • Enfin, trouvez une communauté de gens qui comprennent ce que vous traversez et qui partagent vos inquiétudes. Ne laissez pas les MII vous isoler du reste du monde. La solitude est un effet secondaire terrible de la maladie chronique, qui n’a pas de raison d’être! La FCMII compte des sections partout au Canada qui vous offrent un réseau de camaraderie et l’occasion d’agir. Trouvez la section la plus près de chez vous ou fondez-en une et aidez-vous tout en aidant autrui.